Notre transition énergétique est bien en marche

ArcelorMittal a de l’ambition pour le Québec et travaille à en faire une pièce maîtresse de la décarbonation de l’industrie mondiale de l’acier.

Nous nous sommes fixé des objectifs ambitieux de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) de 25 % d’ici 2030 et nous visons la carboneutralité d’ici 2050.

En améliorant notre propre bilan et en intervenant à la source, nous participerons à la production d’un acier plus vert puisque nous pourrons permettre à l’industrie sidérurgique de réduire ses propres émissions de GES.

Boulettes à réduction directe

Un des éléments clés de notre stratégie de décarbonation est la conversion de notre usine de bouletage de Port-Cartier pour que celle-ci ne produise que des boulettes à réduction directe. Ces boulettes possèdent une teneur en fer plus élevée que les boulettes traditionnelles ainsi qu’une plus faible teneur en silice. Leur production émet aussi moins de GES que la production de boulettes traditionnelles.

Dans un contexte mondial où de nombreuses aciéries convertissent leurs installations vers des fours à arc électrique pour réduire leurs émissions, ces boulettes à réduction directe sont surtout essentielles pour pouvoir faire fonctionner ces fours, dont la technologie est beaucoup moins émettrice que celle des hauts fourneaux.

La conversion de l’usine de bouletage d’ArcelorMittal représente des investissements de plus de 200 millions de dollars d’ici 2026. Ces investissements permettront de faire passer la production de boulettes à réduction directe de 2,5 à 10 millions de tonnes par année. Cette migration vers les boulettes à réduction directe permettra aussi de :

  • réduire les émissions de GES au Québec d’environ 200 000 tonnes chaque année en diminuant la consommation d’additifs, de mazout et de charbon dans l’usine de bouletage. Ceci équivaut à retirer 40 000 véhicules des routes du Québec.
  • diminuer les GES d’environ 6 millions de tonnes par année dans les aciéries ailleurs au Canada et dans le monde en permettant l’utilisation de fours à arcs électriques.

De la forêt à l’acier… une première mondiale

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ArcelorMittal et le Québec peuvent faire une différence pour répondre à la demande mondiale sans cesse grandissante pour les boulettes à réduction directe tout en réduisant leurs propres émissions de GES.

Dans un contexte de transformation des industries du fer et de l’acier, ArcelorMittal voit grand pour ses opérations sur le territoire québécois. Notre vision est de mettre à profit l’immense potentiel des ressources forestières de la Côte-Nord et du Québec.

Une des clés du succès : remplacer un maximum d’énergies fossiles par des bioénergies issues de la biomasse résiduelle de la Côte-Nord et des régions environnantes.

75 % des émissions de gaz à effet de serre de l’usine de bouletage de Port-Cartier résultent de l’utilisation de charbon et de mazout. C’est pourquoi nous travaillons à réduire la quantité utilisée, voire éliminer le recours à ces sources d’énergie, grâce à l’utilisation de l’huile pyrolytique, du biocharbon et du biogaz.

Du mazout vers l'huile pyrolytique

L’usine de bouletage de Port-Cartier est la première au monde à utiliser de l’huile pyrolytique de façon continue.

L’huile pyrolytique est un biocarburant liquide, renouvelable et carboneutre produit à partir des résidus de coupes forestières et de scierie. Son rendement énergétique élevé permet de l’utiliser en remplacement du mazout lourd.

Pour s’approvisionner, ArcelorMittal a conclu au printemps 2022 une entente de partenariat avec BioÉnergie AE Côte-Nord Canada (« BioÉnergie »), une société détenue en partie par le Groupe Rémabec/Produits Forestiers Arbec Inc.

L’usine de BioÉnergie est située à moins de 2 kilomètres de nos installations de Port-Cartier et l’entente permettra la livraison de 16 millions de litres par an. Les phases subséquentes pourront faire grimper son utilisation à 32 millions de litres par année.

Ce partenariat entre deux grands acteurs de l’économie locale marque aussi le début de la création d’un véritable écosystème énergétique régional sur la Côte-Nord.

 

Le biocharbon

Nous comptons aussi substituer aussi la plus grande portion possible de notre charbon par du biocharbon issu de la biomasse forestière.

D’autres initiatives qui font la différence

ArcelorMittal intervient dès l’étape de l’exploitation minière pour améliorer son bilan en matière d’émission de GES. À la mine, plusieurs des pelles que nous utilisons sont électriques. Nos équipes évaluent aussi activement l’utilisation de camions électriques ou alimentés avec des carburants moins polluants comme l’électricité, l’hydrogène vert, le diésel renouvelable ou le biodiésel.

Le concasseur et le concentrateur de notre complexe minier de Mont-Wright sont déjà électrifiés, ce qui permet d’y produire un concentré de fer à faible empreinte carbone.

Enfin, nous envisageons également d’intégrer à nos opérations de transport ferroviaire de nouvelles locomotives qui fonctionnent à l’électricité ou à l’hydrogène.

Ces démarches soutiennent le XCarb™, une initiative globale rassemblant tous les produits et activités de fabrication d’acier à très faible intensité carbone d’ArcelorMittal, ainsi que d’autres initiatives plus larges et des projets d’innovation, dans un effort unique de réaliser des progrès tangibles vers un acier de plus en plus écoresponsable.

Objectif 2030

Réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 25 %

Objectif 2050

Atteindre la carboneutralité