Projet du récif
multi-espèces dans
la baie de Sainte-Marguerite

Dans le cadre du programme décennal de dragage à nos installations portuaires de Port-Cartier, nous souhaitons nous doter d’une réserve d’habitats afin de pallier les dommages susceptibles d’être causés dans le cadre de la mise en application du programme d’entretien à nos installations.

Pour ce faire, l’aménagement de récifs artificiels multi-espèces est envisagé de manière à compenser les pertes et perturbations causées notamment à la faune benthique et aux poissons. Il est estimé que la superficie totale draguée au cours de ces 10 années sera de l’ordre de 54 000 m² et d’au plus 360 000 m² (3,6 ha), soit la superficie équivalant à l’ensemble du port et du chenal de navigation. Ainsi, un aménagement doit être réalisé afin de combler les pertes directes et indirectes dans la zone des travaux et en périphérie. Au terme du projet, il est attendu qu’un minimum de 150 structures de béton soient installées probablement en trois îlots distincts de 800 m² séparés de quelques centaines de mètres. Selon les recommandations du MPO, chaque aire à récifs est composée de structures de béton espacées de 3 mètres chacune. Les structures sont de forme pyramidale, ont une plateforme de 1,3 x 1,3 m de 0,1 mètre de hauteur et font 1,0 x 1,0 m au sommet, et font 0,7 mètre de hauteur totale et 0,6 x 0,6 m à leur sommet. Les structures seront munies de deux ancrages en U à leur sommet. Elles seront transportées par fardier jusqu’à un site de dépôt et de préparation puis seront installées dans la baie par élingage en hélicoptère.

Cet ouvrage favorisera le retour de multiples espèces de poissons et de crustacés dans un secteur qui en est actuellement dépourvu. Il s’agit d’un projet de compensation en lien avec le dragage d’entretien régulier de notre port de Port-Cartier.

Ce dragage doit être effectué afin d’en assurer la sécurité et d’y maintenir une profondeur adéquate pour la bonne circulation des navires. Ce projet a d’ailleurs fait l’objet d’audiences du BAPE en septembre 2020 et toutes les autorités environnementales compétentes ont donné leur approbation.